Le premier Eté d'Anne Percin
Difficile de chroniquer un roman quand il est préférable de ne rien savoir pour mieux l'apprécier. Disons juste que deux soeurs se retrouvent dans la maison de leurs grands-parents, après la mort de ces derniers, pour trier leurs affaires. Catherine, la benjamine et notre narratrice, va vite s'adresser à sa soeur et lui expliquer pourquoi elle a cessé de venir dans le village de leurs grands-parents et en quoi l'été de ses seize ans lui a fait définitivement quitter l'adolescence.
L'histoire commence tout doucement. Anne Percin pose les jalons d'un univers que les quadras reconnaîtront facilement: la soeur de Catherine lit les articles sur Madonna dans Podium et OK! , on entend Forever Young, Téléphone et Precious Little Diamond ,on boit du Tang et surtout, on retrouve les images dans le chocolat Poulain. Bref, on est en pleine nostalogie et ça fait du bien. Catherine préfère The Cure aux Rita Mitsouko. elle ne le dit pas puisque tout le monde adore les Rita Mitsouko. Et ça, c'est le grand problème de Catherine, elle est différente mais elle est incapable d'assumer cette différence, à tous les égards.
En plus de décrire avec précision une époque, Anne Percin excelle à créer une ambiance, par exemple lorsqu'elle décrit le premier rapport sexuel et la découverte du sexe masculin:
On ne sait pas ce qu'il faut faire avec ça, ce sexe au garde-à-vous qu'on n'osait même pas imaginer, qu'on ne voyait pas avant quand il reposait bien tranquille dans son nid de poils, lorsque le garçon dormait au bord de la rivière. Il n'y a qu'à attendre que ça trouve son chemin. C'est comme une petite bête qui cherche. Ca finit par trouver. Et alors là, c'est le plus étonnant.
Ce roman marque le passage à l'âge adulte et est mis en parallèle avec l'histoire du petit Alain qui quitte l'enfance en se rendant compte de la cruauté des humains et cette double désillusion, celle d'Alain et celle de Catherine, est réussie.
Tous les crève-coeur de l'enfance sont des douleurs saignantes qui se referment et laissent des cicatrices. La sagesse n'est rien d'autre qu'un réseau de stigmates.
Voilà une belle phrase mais avec laquelle je ne suis pas d'accord: les stigmates de l'enfance engendrent pour moi la violence ou la rebellion, pas la sagesse. Et c'est un peu comme ça dans tout le roman, je ne suis pas d'accord avec Catherine (qui, j'ai l'impression, porte le regard de l'auteure) sur de nombreux points et notamment sa manière de critiquer sa soeur qui semble vivre une histoire d'amour terne. A l'adolescence, je n'imagine même pas qu'on puisse vivre une telle histoire, où on se quitte sans douleur juste parce que c'est la fin des vacances. Ce roman est le point de vue désabusé de Catherine sur un moment de vie. Je n'ai jamais réussi à cerner la narratrice qui me semble dès le départ avoir un problème dans sa relation aux autres et qui fait porter le poids des erreurs qu'elle commet aux autres.
C'est étrange, j'ai dévoré ce roman, l'ai refermé le soir en me disant qu'il était vraiment très bien et me suis réveillée avec un sentiment de malaise, en me rendant compte que certains aspects de l'histoire me posaient problème (mais je ne peux pas vous dire lesquels pour ne rien dévoiler). Je ne peux pas vous en dire plus mais je suis presque sûre que celle qui aiment cette auteure adoreront ce roman et ne ressentiront pas le petit goût amer qu'il m'a laissé. A déconseiller, peut-être, aux amoureux des chats à cause d'une scène criante de réalisme.
Paru chez Rouergue en Août 2011- 163 p.
![Madonna - Podium Magazine [France] (November 1985)](http://s11.bdbphotos.com/images/orig/h/9/h9tpbo4txcr44rt.jpg)



Commentaires sur Le premier Eté d'Anne Percin
J'ai lu ton billet avec intérêt. Je crois qu'à l'adolescence, il y a des "réactions" ou des "actes" qu'on peut mettre sur le compte de cet âge. Mais ensuite chacun peut réagir différemment.
Et je ne suis pas d'accord avec toi : "les stigmates de l'enfance" n'engendrent pas forcément une rébellion ou de la violence. NOn, pas tout le temps...
J'ai très envie de le lire, même si effectivement le récit provoquerait un certain malaise. C'est pour cette raison que je ne l'ai pas encore lu !
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Ah mince, il m'intéressait mais tu dis à déconseiller aux amoureux des chats. Quoique les amoureux des chats sont bien souvent investis dans la cause animale où ils en voient déjà bien pire qu'ailleurs et ce n'est pas de la fiction
C'est mon cas et celui de mon mari.
Par contre, je ne suis pas encore quadra mais tous ces souvenirs me parlent (surtout Cure dont je uis fan
)
Bon, j'hésite toujours, le seul roman que j'ai lu de l'auteur m'a plu aux 3/4, l'histoire d'amour était un peu "tout ça pour ça" à mon gout.
Là, à lire des billets qui disent que ça ne démarre qu'à la moitié, qu'il y a une révélation, bref, moi j'ai envie de lire juste les pages pour savoir, et basta!
(oui, je suis énervé)^_^
Moi j'ai plutôt aimé. J'aime comment Anne Percin décrit les ambiances. Et cette adolescence douloureuse peut sans doute exister.
J'adore ton moment nostalgie, chez moi ce sera avec la bande originale en musique du livre !
Je le note, je n'ai pas peur d'être mal à l'aise , au contraire je trouve ça intéressant quand un livre nous poursuit pendant quelques jours après sa lecture.
@Clara: je suis d'accord avec toi sur tous les points mais pour associer sagesse et stigmates de l'enfance. Mais il y a matière à un beau débat
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@Leiloona: c'est très étrange que ce malaise ne soit pas arrivé immédiatement à la fin de ma lecture.
@Manu: je crois que tu pourra supporter
Mais c'est vrai qu'elle est très forte pour restaurer une ambiance. Souvent, je me disais, c'est exactement ça!
@Keisha: quant à moi, je ne pense pas relire cette auteure.
@Orchidée: il faut dire que ce roman suscite forcément la nostalgie. Si bien que j'ai demandé à ma mère de partager avec mes enfants l'équeutage de haricots, opération que j'ai maintes fois répétée avec ma mère.
@Tiphanie: moi aussi. Si ce roman m'a gênée, c'est sans doute aussi sa force.
à tous ceux qui veulent lire "juste pour savoir", ne vous fatiguez surtout pas- en cherchant un peu sur internet, vous saurez très vite de quoi il en retourne et vous direz comme keisha "tout ça pour ça!". Angéliques de tout crin, par pitié pour mon bouquin, passez votre chemin et épargnez-moi vos commentaires assassins.
C'est ma priè-è-è-re, comme dirait l'autre.
L'auteur.
Bon, difficile de passer après l'auteur pour laisser un commentaire....
J'ai un ressenti très différent du tien. Tu le verras dans mon billet, publié ce jour également. Le malaise, je l'ai ressenti de façon intense et c'est pourquoi j'ai aimé le livre justement. C'est un ressenti que je connais depuis l'enfance et je l'ai reconnu dans ce livre.
J'avais zappé ton billet ce matin car j'étais en pleine lecture de ce livre, j'ai beaucoup aimé ;-D et j'ai vraiment aimé cette façon que l'auteur a d'amené tout ça, j'ai piaffé d'impatience et en même temps j'avais peur d'être déçue par la suite, et bien non je n'ai pas été déçue, j'ai vraiment aimé. Maintenant il faut que je fasse mon billet sur mon blog.
d'ameneR !!!!
Je le note et je vais le lire, ne serait-ce que pour les références à mon adolescence! (Je suis presque une quadra moi aussi!)
Je l'ai noté chez In cold blog puis chez Orchidée et j'ai encore envie de le lire !
Et quand je vois tes illustrations, je me dis qu'il n'y pas de doute : nous sommes de la même génération!! (j'étais abonnée à OK!)
Eh bien, quelle élégance de la part de l'auteur !
Sommes-nous censées faire de la pub ou donner un avis personnel, sur un blog ?
Quand je visite un blog, j'ai envie d'y trouver de l'honnêteté, pas du copinage ou de la complaisance...
Je NE note PLUS ce titre, qui était dans mon pense-bête ! ![]()
@l'auteure: je ne veux surtout pas rentrer dans une quelconque polémique. Vous avez souvent été soutenue par les blogueuses (c'est d'ailleurs ainsi que j'ai eu envie de vous lire puisque votre nom m'était encore inconnu il y a quelques mois), ce n'est pas mon petit billet sans prétention qui changera votre côte d'amour auprès de ces blogueuses.
Je pense que vous avez tout de même remarqué ce que j'ai aimé dans ce roman. Peut-être est-ce parce que je n'ai pas aimé votre personnage, Catherine que vous me trouvez angélique (un adjectif qu'on ne m'avait encore jamais appliqué, c'est donc une nouveauté pour moi et je vais y réfléchir) mais ce que je trouve angélique ou plutôt illusoire, c'est de penser que Catherine n'aurait pas rejeté ce jeune homme si elle n'avait pas été poussée par les autres. Tôt ou tard, elle se serait rendue compte de sa différence et l'aurait repoussé, provoquant donc ce qui conclut votre roman. Le rejet de la faute sur le groupe est l'un des aspects qui m'a vraiment gênée dans ce roman.
@sylire: j'ai lu ça. Je suis la seule à avoir été gênée par certains aspect de ce roman.
@Sandrine: j'ai hâte de te lire.
@Opaline: l'auteure sera peut-etre étonnée de savoir que mon billet a tout de même donné envie de lire son roman;d'ailleurs, après avoir lu le commentaire de l'auteure, mon mari m'a dit: "C'est dommage, pour une fois, tu m'avais donné envie de lire ce roman". Je ne sais pas trop comment je dois le prendre ![]()
@Enna: tu es tout de même plus jeune! D'ailleurs, ma préférence va à Podium, plus vieux que OK! que j'ai beaucoup lu aussi.
@Canel: peut-être que les nombreux billets positifs te feront changer d'avis. Mais j'ai tendance à être comme toi, les réactions des auteurs sur les autres blogs conditionnent aussi mes choix.
Je crois que tu te méprends sur mon âge..je ne suis pas si jeune, j'ai déjà "tuit" ans, j'ai du mal à croire que tu sois beaucoup plus âgée!
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A part ça, je viens de lire le commentaire de l'auteur et je suis choquée, j'avoue, de sa réaction... c'est assez méprisant pour les lecteurs...et quelque chose me dit qu'elle va décevoir certains fans par cette réaction (moi qui ai aimé au moins un roman d'elle par exemple...
@Enna: non, non, je ne me méprends pas! Tu n'es pas encore une quadra toi! Moi si! Pas beaucoup plus âgée que toi, d'accord mais un peu quand-même
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En fait c'est le passage du "big 4" qui te fais dire ça, parce qu'il n'est pas si loin pour moi non plus
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Je ne pensais pas que nos commentaires (mon commentaire?) susciterait une réaction de l'auteur. Les blogueurs aiment beaucoup ses romans, moi même je suis d'accord pour l'atmosphère, l'écriture, etc, pour le seul que j'ai lu.
Je viens de voir ton comm chez moi, je reconnais que le mien chez toi n'a pas été compris (mal exprimé?), je ne voulais critiquer ni l'auteur ni son roman (que je n'ai pas lu, donc je ne peux rien en dire...). J'avais plutôt en tête un billet lu il y a un bout de temps, où j'avais lu que ça démarrait doucement, banalement (je cite de mémoire, je précise, je deviens méfiante ^_^)jusqu'à certain retournement vers le milieu. J'ajouterai aussi qu'à force d'entendre parler de la page 113 de sukkwann Island, je l'ai lue avant d'y arriver, "ça c'est fait" , et j'ai pu continuer ma lecture tranquillement.Il est possible que pour Le premier été je sois dans le même état d'esprit...
Désolée pour toi! Ton billet m'a bien plu, détaillé, et même si tu n'es pas d'accord avec tout, tu donnes envie de lire le roman.
Eh bien, ce genre de commentaire de la part d'un auteur est assez décevant. Si on n'attend que des fleurs (pourtant ton billet est loin d'être négatif) peut-être vaut-il mieux ne pas publier et n'écrire que pour les proches ?
Ca me rappelle une certaine histoire ...
Même commentaire que Manu, je trouve que cette réaction épidermique dessert l'auteur...
Je ne connaissais pas du tout l'auteur. Et son intervention ici ne me la présente pas sous son meilleur jour. Quel dommage ! Ton billet est intéressant et j'avais bien envie de découvrir ce livre... Mais pour qui se prennent-ils ces auteurs ?
Quel dommage cette réaction... j'enlève aussi ce livre de ma liste...
@Keisha: ton commentaire me semblait clair. Sans doute Anne Percin a-t'elle lu un peu vite ton commentaire et déjà échaudée par mon billet, elle s'est emportée.
@Manu: voire d'autres histoires...
@Kathel, krol et herisson: le mieux est sans doute d'oublier cet incident.
Je suis désolée d'être à l'origine de cela à cause de mon commentaire "pas bien malin", je voulais faire une plaisanterie, en fait.
Je me dois de signaler que l'auteur a également commenté chez sylire, expliquant clairement et simplement sa position; les filles, lisez ce qu'elle dit de ses romans, là je retrouve totalement ce qui m'avait plu dans Bonheur Fantôme.
Oui, le commentaire de l'auteur sur le blog de Sylire nous fait complètement oublier cette intervention maladroite. Merci à elle !
Tralala alors l'indispensable pantalon-jogging-pyjama muti fonctions !:
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Je m'explique...
Quand on est vautré devant sa télé à manger du chocolat (à tout hasard) et que quelqu'un frappe à la porte. On planque la tablette sous le canapé, un peu d'eau sur le visage ( pour la transpi) et, on va ouvrir :" he faus justes quelues exercices!" . Et toc, on ne récolte que des encouragements : "tu es courageueuse" et parfois mieux" oh, je pensais bien, car je trouve que tu as maigri". Merveilleux, en plus, il aminci!
C'est dimanche, il pleut, la paresse de se changer puur aller acheter le pain, on garde son pantalon-jogging-pyjama présenté avec des chaussures à talons. Et si quelu'un ose lancer un reagrs du tyle : "c'est quoi cette tenue? " il suffit le lui lancer à son tour le regard " mais tu ne sais pas que Bidule Machin chouette la star a lancé la mode du jogging avec talons hauts, pfouuuu? ".
Comme pyjam, c'est génial et à l'occasion, on peut faire du sport avec ..
Enfin c'est tellement confortable que même quand il est arrivé usé avec plein de bouloches, et bien, on le garde quand même. Parce que finalemnt on s'est attachée à ce bout de coton gris et qu'on a plein de souvenirs grâce à lui !
PS : Et il s'agit de mon commentaire le plus long de ma vie de blogueuse!
@Val : pour "Angélique", on s'est mal compris. C'est le prénom de la soeur de Catherine... Certaines à l'adolescence ont été une "Angélique" plutôt qu'une "Catherine", je pense. Et c'est ce qui leur rend la compréhension intime de ce personnage sans doute plus difficile. Mais je ne veux soulever ici aucune nouvelle polémique (ouf!!) : il n'y pas de mal à être (ou avoir été) "une Angélique"!
Voilà, je voulais clarifier ce point. Pour le reste... Mes excuses sont chez Sylire, en effet. Et la daube existe, je n'ai pas rêvé. Oh si, pardon : c'est une "presque daube"... Chez quelqu'un qui "lit sous la pluie". Mais peu importe, car vous avez raison : blindage, blindage, et encore du blindage !
@Keisha et Krol: j'ai lu les excuses d'Anne Percin. J'avais très bien compris que c'était le coup de sang d'une auteure hyper-sensible.
@Clara: ça va, Clara, tu as bu quoi ce soir? ![]()
@Anne Percin:à 17 ans, j'aurais sans doute adoré être une Angélique. Avoir tous les garçons à ses pieds, c'est forcément jubilatoire à cet âge-là! Mais non, je n'étais ni une Catherine, ni une Angélique.
Et oui c'est sûr, pour ne pas trop avoir mal au ventre, il va falloir se blinder. Mais ça viendra, avec le succès et la confiance en vous. Merci pour les excuses, c'est la première fois que je vois un auteur en présenter sur un blog et c'est tout en votre honneur.
waouh, il s'en passe des choses ici, sur ce billet, très tentant...et très bien écrit. Bon, c'est toute mon adolescence, je ne peux résister à l'appel de OK magazine !!!! Je le note, merci pour cette découverte (je ne connaissais pas l'auteure)
Ah tiens, on parle de moi je vois, j'aurais aimé Anne que vous veniez me le dire directement, ça m'aurait permis de vous reprendre sur une chose.
Je n'ai pas dit que Le Premier Été était une daube. Ni même une presque daube. Je ne l'ai pas dit pour une bonne raison : je ne le pense pas. Et je suis désolée que l'introduction de mon billet ait pu vous le faire penser. Ce que j'ai dit, en effet, c'est que c'est un type de roman qui ne me touche pas, que je n'y ai pas pris de plaisir. Ce qui est une opinion qui n'engage que moi. Je voulais justement parler de ces oeillières que l'on chausse (enfin, que je chausse) avec la rentrée littéraire et qui me font voir tout noir ou tout blanc et qui empêchent de nuancer : c'est soit génial, soit effroyable. Pour moi le Premier Été n'est ni l'un ni l'autre, mais en me promenant sur la blogosphère je découvre plus de papiers défendant la première position que la seconde.
Ce roman et moi n'étions pas faits pour nous entendre, c'est dommage mais ça arrive. Je me refuse à ne pas dire ce que je pense sur mon blog puisque... ben, c'est MON blog, MON espace.
Je suis infiniment désolée de vous avoir blessée, ce n'était pas le but, et je peux comprendre ce que mon franc-parler peut avoir de difficile pour un auteur qui a mis ses tripes dans son roman.
Il est sur ma PAL, et ton billet comme les comentaires qu'il a suscités me font frémir à l'idée de l'en extirper.
Nina, votre dernière phrase vous honore. Me voilà réconciliée avec le monde entier
![]()
Rien n'empêchera jamais un lecteur de dire son ressenti, rien ni personne. On est en démocratie, que diable ! Et c'est précisément parce qu'on y est, en démocratie, qu'il m'a semblé que l'auteur pouvait avoir parfois son mot à dire aussi. Seulement, il y a l'art et la manière, certes... S'interdire de réagir est sans doute, à entendre tous les conseils qu'on me donne, la position la plus sage. Mais c'est dur, d'être sage. Surtout, comme vous dites, quand "les tripes" sont de la partie...
Merci pour votre intervention ici. Quant à moi, ce sera la dernière, je vais essayer de tirer des leçons de tout ça, comme m'y invitent de gentils lecteurs amis ![]()
Effectivement, j'ai la sensation qu'en période de sortie de roman, il faut se blinder, éteindre l'ordinateur et attendre les revues de presse de l'éditeur. C'est trop sensible encore, il faut se concentrer sur les bons papiers. Après, plusieurs mois après, peuvent venir les blogs qui sont généralement "bruts de décoffrage". Sinon ça fait trop mal.
S'interdire de réagir, donc, mais surtout s'interdire de lire. Rester loin de tout ça, s'occuper de la promo, s'occuper de soi. Après, on verra le reste.
Bonne continuation, Anne, et que je ne vous revoie plus par ici avant... janvier au moins ![]()
@Jeneen: si tu lisais, comme moi, OK magazine, tu dois faire partie des Angélique!
@Mrs pepys: ne frémis pas, il y a de fortes chances que tu fasses partie des blogueuses fortement majoritaires, qui ont adoré.
@Nina at Anne:All's well that ends well, comme dirait William!
Sacré William ! Toujours là, lui ! (tiens, je me lirais bien une bio de lui !) En tout cas, si Angélique je suis comme toi, allez, ça me va !!!
Bon, je continue à fureter sur ton blog...
Après ton billet, et tous ces commentaires, j'ai encore plus envie de découvrir ce roman !!
Le Tang!!! C'était trop bon!!!!!!!!!!!!!!!!
@Jeneen: c'est gentil!
@Noukette: j'en suis ravie!
@Edelwe: le tang a justement été au centre de l'une de mes conversations du jour. L'une de mes collègue, trop jeune, ne connaissait pas du tout.
Ce livre décrit manifestement m'époque de mon adolescence. Et les différents avis me tentent bien. Surtout que je ne connais pas encore cette auteure et ne suis pas particulièrement pro chat !
Le Prix Virilo a plutôt apprécié cet ouvrage, et il le dit !
Voir notre critique ci-dessous :
http://prixvirilo.com/2011/08/14/le-premier-ete-anne-percin/
Pour moi, homme de 50 ans, ce roman est une révélation.
Une écriture précise et magnifique qui décrit parfaitement ces adolescentes s'ennuyant à la campagne, l'été, dans les années 70.
C'est minéral, sensuel et lorsque le roman aborde la partie la plus trouble de l'histoire, on est touché et dérangé.
Un vrai coup de coeur!
Je reviens tard sur ton billet que j'avais lu en diagonale car je lisais ou j'allais lire ce livre et j'avais raté la "petite polémique" dans les commentaires...
Pour ma part, j'ai beaucoup aimé ce livre
Il décrit bien la violence sous la langueur apparente de cet été à la compagne. j'ai bien aimé retrouver les photos de podium ! Merci.
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