L'invisible de Robert Poli
Le dernier Sonatine est sorti. Avant d'aller dormir m'attend sagement dans ma biliothèque mais c'est celui-ci que j'ai choisi d'ouvrir.
Jake Cole revient dans la maison d'enfance qu'il a quitté trente ans auparavant. Son père, avec qui il entretînt des relations houleuses est hopitalisé et une décision s'impose quant à l'endroit où il devra désormais finir sa vie. Alors que Jack est sur les lieux, on lui demande de résoudre un double meurtre, lui qui travaille en indépendant pour le FBI. Très vite, il se persuade que ces meurtres ont un lien avec son père, peintre génial qui semble désormais atteint d'Alzeihmer. Et il lui faut protéger sa femme et son fils à la fois du tueur et de Dylan, l'ouragan qui approche.
Ce roman partage avec Les Visages, que j'avais adoré, le thème de l'art mais aussi celui du secret de famille. Malheureusement, je me suis ennuyée pendant 300 pages et même si les cent dernières pages pendant lesquelles le lecteur s'approche peu à peu du dénouement sont bien ficelées et plus surprenantes, cela ne m'a pas suffi. Je pense cependant qu'il plaira beaucoup à ceux qui aiment l'action dans les polars, à ceux qui aiment découvrir des corps bien abîmés à intervalles réguliers. D'ailleurs, je n'ai trouvé que des billets positifs. Le thème d'une certaine forme de folie est bien traité mais il reste que certains passages ne m'ont pas convaincue.
Publié en mai 2012 chez Sonatine. 425 p. Invisible est le premier roman d'un canadien.
Il est à noter pour les fans dont je ne fais pas partie que Sonatine publiera le prochain Gillian Flynn en août. Son résumé me tente.
L'avis plus enthousiaste de Mimipinson.
:10
: catégorie libre
: 13
Une nouvelle expérience
Si pendant des années, la lecture fut pour moi une aventure solaitaire, j'ai découvert, depuis Le prix des lectrices de Elle 2009, que c'était bien plus agréable de lire et de partager. La découverte de la blogosphère fut une véritable surprise pour moi et une source d'émerveillement (je vous assure, le mot n'est pas trop fort): il existait donc des centaines de personnes dont l'un des centres d'intérêt, presque obsessionnel, était la lecture.
Cette année, la médiathèque de la ville où je travaille m'a demandé de faire partie du jury du concours local de nouvelles et je me suis empressée d'accepter, pour le moment de partage que nous aurons en juin, à défendre les nouvelles qui nous auront convaincus. Vous le savez, je ne suis pas friande de nouvelles mais cette expérience me plaît. Il est très intéressant de voir que les ados (il y a une catégorie collège) ont encore du mal à prendre leurs distances avec les sources litéraires ou cinématographiques dont ils s'inspirent (Harry Potter, Disney). Et j'ai hâte d'assister à la remise des prix pour mettre un visage sur des textes qui sont pour moi anonymes.
Le confident d'Hélène Grémillon: des nouvelles en images
Le confident d'Hélène Grémillon, mon roman coup de coeur 2011 est sorti en poche en avril et il poursuit sa route dans le reste du monde. Nous lui souhaitons tout le succès qu'il mérite. Voici quelques couvertures, trouvées sur la page facebook de l'auteure: 
C'est officiel, je ferai partie du jury du 12e Prix du roman FNAC. Qui d'autre participera à cette aventure, à part Noukette?
En attendant, n'oubliez pas mes deux concours: 3 ans et Sur la route.
Bon rétablissement de Marie-Sabine Roger
Je n'avais pas encore lu de roman de Marie-Sabine Roger mais j'avais beaucoup aimé l'adaptation cinématographique de La tête en friche, bien que j'ai beaucoup de mal à supporter Gérard Depardieu.
Dans son nouveau roman, elle met en scène Jean-Pierre, un sexagénaire qui se retrouve à l'hôpital après avoir été sauvé de la noyade par un jeune homme. Jean-Pierre ne se souvient plus de ce qui s'est passé. L'auteure en profite pour dresser un tableau de l'hôpital, un tableau à la fois tendre et amer. Comme tous les patients, Jean-Pierre sent qu'il perd de son humanité en même temps qu'il perd son intimité, comme le symbolise cette porte qui reste ouverte. On sent surtout que Marie-Sabine Roger prend plaisir à dresser des portraits de personnages toujours sympathiques: l'infirmière avec qui Jean-Pierre flirte un peu, l'ado de 14 ans, Camille, le sauveur et puis le policier qui voit en lui son père.
Je n'ai pas été enthousiasmée par ma lecture. Le style ne m'a pas vraiment plu et j'ai trouvé ça à la fois affreux (Maeva et Camille sont quand-même les symboles de l'adolescence salie) et mignonnet puisque finalement, tout le monde est gentil. Et ce mélange m'a beaucoup gênée. Peut-être est-ce mon métier qui fait cela (encore cette année, l'une de mes élèves de seconde s'est absentée pour subir une IVG) mais je ne peux concevoir la grossesse à 14 ans comme mignonnet. Quant à dire que Camille ne peut faire autrement que de se prostituer, ça me choque aussi, même si c'est en effet une solution choisie par une petite portion d'étudiants. Je remercie cependant l'auteur d'avoir mis sur mon chemin une poupée Bella, comme qui m'a accompagnée toute mon enfance, jusqu'à ce que mon père s'en débarrasse sans me demander mon avis.
Quelques citations que j'ai malgré tout aimées:
Qui dira la douleur des frères aînés contraints de partager les carambars, les épaules du père, les bisous de la mère (...)?
La gratutude naît de l'humanité que les gens vous témoignent, rarement de leur excellence.
Aproposdelivres, Stephie, et Aifelle ont beaucoup aimé cette lecture. Clara en a fait un coup de coeur.
Date Parution : 10/03/2012
Collection : la brune
Nombre de page : 203
Mes chouchous sortent en poche ce mois-ci, jetez-vous donc sur:

Concours: Sur la route
MK2 DIffusion vous propose de gagner des places de cinéma et des goodies du film Sur la route. Pour que votre participation soit acceptée, il vous suffit de me laisser un commentaire me disant que vous souhaitez participer et en numérotant les lots dans l'ordre où ils vous plaisent (du plus au moins). Bonne chance à toutes! Le concours se terminera le 24 mai à 18h. Et c'est à nouveau Pitchounette qui tirera le nom de la gagnante au sort.

SUR LA ROUTE
Un film de Walter Salles
Avec Garrett Hedlund, Sam Riley et Kristen Stewart
Sortie en salles le 23 mai 2012
Synopsis : Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou.
Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle.
Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou.
Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.
Sur La Route, pages officielles :
Site internet , Facebook , Twitter
Sur la Route : bande annonce #1 VOST
Je ne suis pas responsable de l'envoi des lots et donc de leur non-réception.
3 ans!
C'est devenu une tradition: voici le petit concours pour mon bloganniversaire (déjà 3 ans!). J'avais beaucoup aimé vos conseils de l'an dernier, alors je garde le même concours: pour participer, il suffit de me conseiller, en commentaire, 3 romans de ma PAL à emporter pour mes grandes vacances en août. En échange, l'une d'entre vous recevra un colis contenant un SLAT fait-main et des livres que j'ai beaucoup aimés ainsi que des surprises offertes par le
pour la sortie du film Sur la route qui sera présenté au festival de Cannes et sortira en France le 23 mai. Le reste sera confectionné par mes soins.

Vous pouvez participer jusqu'à mardi soir prochain. Pitchounette fera le tirage au sort.
Condition de participation: avoir publié au moins cinq commentaires sur ce blog avant aujourd'hui.
Apocalypse bébé de Virginie Despentes
Lire Virginie Despentes, comme lire Houellebecq ne m'a jamais tentée. Trop de médiatisation autour de ces deux noms, une certaine odeur de souffre aussi. Il a fallu que Manu mette Apocalypse Bébé sur ma route en me l'offrant lors du Yello(w)range exotic swap pour que me décide enfin à écouter, et non, à lire Virginie Despentes.
Quand Valentine disparaît, Lucie Toledo, enquêtrice spécialisée dans la filature d'ados, très à la mode, est chargée de la retrouver. Sachant pertinemment qu'elle ne peut mener à bien une telle tâche, elle décide de demander à une femme marginale appelée La Hyène de l'aider. La Hyène est homosexuelle, du genre qui drague tout ce qui bouge, et Lucie va découvrir le monde qu'elle fréquente.
Si la première partie de l'histoire, centrée sur la famille de Valentine, son papa, romancier plutôt raté, sa belle-mère qui aimerait bien se débarrasser d'elle sous ses faux airs sympas et son comportement avec les garçons, m'a profondément agacée, je me suis mise à aimer ce roman à partir de moment où la Hyène nous raconte son secret. Ce personnage haut en couleur devient alors attachant. Et le parcours de Valentine dans la deuxième partie, devient passionnant.
C'est à la fois un roman sur l'identité autour des personnages de Valentine et de Lucie, sur le sens d'appartenance à une famille au sens élargi, et une critique des travers de notre société, des bobos qui aiment voir la misère des autres ou de ceux qui profitent de la misère intérieure des paumés. La fin est très forte.
Je ne suis pas sûre de relire Despentes. J'ai trouvé certaines scènes caricaturales et d'autres dérangeantes. Je n'ai pas aimé sa façon de traiter Valentine dans sa relation avec les garçons, j'ai trouvé ça difficile à entendre. Mais je suis contente d'avoir écouté ce roman-ci et j'en remercie Manu.
C'était une lecture commune avec Tiphanie. Allons voir ce qu'elle en a pensé.
Date de parution : 15 décembre 2010 Durée : 8h45. Lu par Nadège Piton qui ne fera pas partie de mes lectrices préférées.
: 7
: 8
N'oubliez pas...
C'est demain:

Merci à la 

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